Marie Vareille – Elia la Passeuse d’Ames (Tome 1)

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Résumé

Les prophéties n’existent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser.

Elia est une Passeuse d’Âmes, un être sans émotions. Elle doit exécuter ceux qui sont devenus des poids pour la société : vieux, malades, opposants… Mais un jour elle ne parvient plus à obéir aux ordres et s’enfuit dans la région la plus déshéritée du pays, là où les Passeurs d’Âmes sont considérés comme les pires ennemis. Au plus profond d’immenses mines à ciel ouvert, Elia découvrira, telle une pépite, une destinée qui la dépasse.

(Source PKJ)

Mon avis

Je tiens avant tout à remercier les éditions Pocket Jeunesse et surtout Marie de m’avoir gentiment envoyé ce roman et de me l’avoir dédicacé.

L’histoire est celle d’Elia, une jeune fille de 16 ans vivant dans un lieu privilégié : la Cité du Palatium. La société dans laquelle elle vit est divisée en 3 castes : les Kornésiens qui font partie de l’élite et qui sont à l’abri du besoin. Ils contrôlent et dictent les lois de Tasma. Il y a également les Askaris, des commerçants et les Nosobas qui survivent tant bien que mal hors de la Cité.

Ce roman est le troisième livre de Marie Vareille mais le premier se déroulant dans un univers fantastique et Young Adult (je vous conseille ces précédents romans que j’ai adoré. Vous retrouverez les avis sur mon blog également). Donc ce premier roman (d’une trilogie, je crois bien) a été pour moi une excellente surprise. Je croyais m’être un peu lassée de ces romans dystopiques avec des héroïnes bad ass mais il n’en est rien. Elia est une passeuse d’âmes, elle est chargée d’éliminer pacifiquement les personnes n’ayant plus aucune utilité pour la Communauté. Mais le jour où elle est forcée de tuer un jeune Nosobas, elle s’y refuse et le libère. Son acte va bouleverser sa vie et la jeune fille se voit contrainte de fuir le Palatium et de se réfugier dans le secteur Nord, là où vivent les Nosobas.

A partir de cet instant, je n’ai pas lâché le bouquin et l’ai lu d’une traite. Suivre l’évolution de ce personnage, la voir tenter de survivre dans la terreur, lutter contre la famine, elle qui ne se souciait guère de cela et vivait dans l’opulence auparavant. La voir se lier d’amitié avec des Nosobas, ces personnes qu’elle pensait inférieure à elle, qui n’étaient que des esclaves et des êtres sans importance à ses yeux. Bref ce premier roman développe presque essentiellement les liens entre les personnages. Que ce soit avec Tim, ce jeune homme drôle et très touchant qui l’a prend immédiatement sous son aile ; Arhia méfiante au début envers Elia et qui reste malgré tout mystérieuse pour se protéger ou encore Solstan qui souffle un peu le chaud et le froid avec elle.

L’univers de Marie est assez sombre tout de même : le lieu où vivent les Nosobas m’a un peu fait froid dans le dos. Ces ouvriers travaillent sans relâche dans la mine pour survivre tant bien que mal dans cet endroit hostile. J’ai eu beaucoup de peine pour Elia au début qui, pour la première fois de sa vie, subissait la faim et souffrait du froid. Marie Vareille a vraiment bien retranscrit cette impression de misère et d’injustice. Ce premier tome se passe principalement dans le Nord mais il me tarde de découvrir plus encore ce monde et surtout l’autre caste.

Je n’ai qu’une hâte, c’est de lire le second tome mais à l’heure où j’écris ces mots, il faudra impérativement que je me replonge dans ce roman et dans cet univers. Ne serait-ce que pour retrouver l’ambiance glaciale de ce premier tome et l’écriture addictive de l’auteure.

Encore merci à Marie Vareille et les éditions PKJ pour leur partenariat.

 

 

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Marie Vareille – Là où tu iras j’irai

Là où tu iras j'irai

Résumé

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic: prometteuse en théorie, catastrophique en pratique. 
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier. 
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde. 

(Source Mazarine Edition)

Mon avis

Je tiens à adresser mes remerciements aux éditions Mazarine et à Marie Vareille (merci pour la dédicace ^^ ) de m’avoir si gentiment envoyé ce roman.

N’ayant pas pu résister à l’envie de lire ce roman, je me suis empressée de terminer ma lecture pour entamer celle-ci. D’ailleurs j’avais lu ce bouquin avant l’été et je me suis détestée d’être si impatiente.

L’histoire est celle d’une jeune trentenaire, Isabelle, comédienne ratée qui à la suite d’une rupture avec son petit ami de longue date Quentin, se trouve engagée pour séduire le coeur d’un jeune veuf sur le point de se remarier. Voilà donc que la jeune femme joue à la nounou, elle qui déteste les enfants, en Italie dans la sublime propriété familiale de son employeur.

J’ai complètement dévoré ce roman : un véritable page turner. Le caractère et la personnalité d’Isabelle ne colle pas du tout avec l’emploi dans lequel elle officie. Et les passages avec les enfants se trouvent être les plus drôles et les plus émouvants du roman. la famille Kozlowski compte trois enfants, orphelins de leur mère qui s’est suicidée des années auparavant. Adriana, l’aînée, a engagé Isabelle pour qu’elle ruine la relation de son père et de sa future belle-mère. Cette jeune adolescente a un caractère bien à elle : très excentrique et décidée. Mais au fil des pages, on ressent sa fragilité et sa bonté à certains moments fugaces avant de la redécouvrir agressive et égoïste. Sa soeur cadette Zoé est son exact opposé : geek et peu sûre d’elle mais elles ont en commun l’hostilité qu’elles éprouvent pour la compagne de leur père. Cette dernière est particulièrement méchante envers Isabelle. Nicolas, le petit dernier est resté muet depuis la mort de sa mère. Mais lentement, il s’ouvrira à Isabelle (qui pour le coup est contente que l’enfant soit si sage et muet). Enfin la grand-mère des enfants, très à cheval sur la discipline, verra sa patience mise à rude épreuve en voyant les techniques d’éducation de la nounou.

Comme je l’écrivais plus haut, cette lecture aurait été idéale pour l’été : pour le cadre dépeint avec brio et pour la légèreté de l’intrigue. Je n’ai pas cessé de sourire. En grande partie pour la personnalité d’Isabelle et les remarques pétillantes de ses amis Alexandre et Amina. Mais j’ai aussi été émue par les scènes émouvantes avec les enfants et surtout Nicolas.

On ressent une petite tension au fil des pages car Isabelle doit séduire Jan mais elle éprouve du remord à effectuer ce pour quoi elle a été engagée. Du coup, j’ai un peu été surprise par la fin, par certaines révélations mais le final me plait beaucoup et je vous conseille vraiment de vous plonger dans cet excellent roman.

Je n’en dirai pas plus : la lecture est parfaite et dépaysante. Si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à me laisser votre impression en commentaire.

En conclusion, je vous conseille le nouveau roman de Marie Vareille. Ce fut une lecture très agréable. L’auteure arrive à nous tenir en haleine à chaque chapitre si bien que vous ne verrez pas les pages se tourner. 

Mille mercis à Marie et aux éditions Mazarine pour cette lecture rafraîchissante.

 

Jeff VanderMeer – La trilogie Annihilation (Tome 1)

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Résumé

« Toute cette région était désertée depuis des décennies, pour des raisons qui ne sont pas faciles à raconter. Notre expédition était la première à entrer dans la Zone X depuis plus de deux ans et la majeure partie de l’équipement de nos prédécesseurs avait rouillé, leurs tentes et abris ne protégeant plus de grand-chose. En regardant ce paysage paisible, je ne pense pas qu’aucune d’entre nous n’en voyait encore la menace. »

La zone X est coupée du monde depuis des décennies. La nature a y repris ses droits. Quelques vestiges de civilisation subsistent dans une faune et une flore luxuriantes.

La première expédition décrit une contrée idyllique. La deuxième s’achève sur un suicide de masse. Les membres de la troisième expédition s’entretuent, ceux de la onzième reviennent amorphes et succombent à un cancer foudroyant. Nous suivons la douzième, composée de femmes.

Leur mission : cartographier le terrain et ne pas se laisser contaminer par la zone X.

Somptueusement écrit, un roman saisissant, une plongée claustrophobique en territoire inconnu, à mi-chemin entre Conrad et Lovecraft, qui mêle à la perfection thriller et SF.

« Nous étions quatre : une biologiste, une anthropologue une géomètre et une psychologue. J’étais la biologiste. Il n’y avait que des femmes, cette fois, choisies pour intégrer l’ensemble complexe de variables qui régissait l’envoi des expéditions. »

 

(Source Au Diable Vauvert)

Mon avis

L’histoire de ce roman est celle de quatre scientifiques, dont les noms ne sont pas révélés, qui partent explorer la Zone X : un lieu qui est apparu il y a quelques années et qui regorge de mystères. Cette douzième expédition comprend une psychologue, une géomètre, une anthropologue et une biologiste. Cette dernière est la narratrice du roman qui tient lieu ici de journal de bord.

Lorsqu’on m’a envoyé ce roman en service presse, on présentait l’intrigue similaire à l’excellente série Lost (qui est une de mes préférées). Il ne m’en fallait pas plus pour m’intriguer et je me suis donc la lancée avec une grande curiosité dans ce bouquin. Et ce que j’y ai lu m’a accroché comme rarement un roman, pas de science-fiction mais presque, ne l’a fait.

Tout dans ce roman regorge de mystères. A commencer par les quatre personnages principaux dont on ne connaîtra jamais l’identité. Elles sont uniquement nommées par leurs familles de métiers. Elles sont toutes plus ou moins différentes les unes des autres : la psychologue est décrite comme la « chef » de l’expédition et n’hésite pas à reconditionner, par le moyen de l’hypnose, les autres membres du groupe pour les calmer ou les inciter à exécuter certains ordres. Elle est le personnage le plus mystérieux du groupe car elle en sait évidemment plus que les autres au sujet de cette Zone X. Du coup, et le point de vue de la biologiste nous influence un peu dans ce sens, j’ai ressenti beaucoup de méfiance envers celle-ci. Comme je l’écrivais, on découvre ce roman à travers les yeux de la biologiste. J’ai beaucoup aimé son personnage et on découvre la raison pour laquelle elle s’est portée volontaire dans cette expédition. Son caractère, peu loquace et solitaire, diffère complètement des autres. Ensuite, la géomètre est une ancienne militaire assez méfiante mais très courageuse et l’anthropologue est, je pense, la moins hardie des trois (bien que pour se lancer dans une telle entreprise, il faut pas mal de courage quand même).

Ensuite et surtout l’intrigue est juste incroyable. A travers les yeux de la biologiste, j’ai eu l’impression de moi-même faire partie de l’expédition et de découvrir cet étrange lieu en même temps qu’elle. Leur but est de parcourir la Zone X et de cartographier les lieux mais d’après les cartes fournies par la société The Southern Reach, cartes effectuées par les anciens membres des expéditions précédentes, une « Tour » apparaît près du camp de base alors qu’elle ne fut jamais répertoriée. Plus on avance dans l’histoire, plus le mystère s’épaissit dans une ambiance lourde d’angoisse et de suspense (pour l’anecdote, j’adore lire tard le soir dans mon lit mais ici, impossible pour moi de lire la moindre ligne tant j’avais le cœur gonflé d’angoisse. Je pensais ne pas pouvoir réussir à m’endormir la nuit). Si bien qu’il est difficile de poser le roman tant on passe de découvertes en découvertes.

J’ai vraiment adoré ce roman, c’est même un coup de cœur. Je ne connaissais pas l’auteur, Jeff VanderMeer mais je vais évidemment lire les deux autres tomes de cette trilogie et découvrir le reste de sa bibliographie. Il arrive à me happer dans son univers et même à m’intéresser à des sujets qui ne me passionne pas tant que ça comme la microbiologie et tout ce qui se rapporte à la science de la nature…

Sincèrement, je conseille mille fois ce roman pour tous ceux qui aiment plonger dans l’inconnu. Je vous assure la fin est juste grandiose, je ne sais même pas si j’ai tout bien cerné pour tout vous avouer mais j’ai super hâte de lire la suite.

Un énorme merci à Chloë et aux éditions Au Diable Vauvert pour ce petit bijou. Ce fut un énorme coup de cœur.

Paolo Bacigalupi – La fabrique de doute

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Résumé

Toute la vie d’Alix n’est qu’un mensonge. C’est ce que ne cesse de dire le jeune homme mystérieux qui la traque et porte des accusations troublantes contre son père. Elle commence alors à enquêter : son père serait à la tête d’une entreprise qui manipule l’information à des fins lucratives. Est-il possible qu’il couvre les méfaits d’entreprises qui ont entraîné la mort de centaines de personnes ? Le séduisant Moïse et le groupe radical de militants adolescents dont il est le leader, pourraient-ils être dans le vrai ? Alix doit faire un choix, et le temps lui est compté. Mais prendra-t-elle le risque de dénoncer le père qui l’aime et l’a élevée ?

Un page turner du formidable Paolo Bacigalupi qui aborde une question en prise directe avec l’actualité : comment l’information publique est déformée pour l’argent, comment les vérités sont manipulées pour permettre aux mensonges de perdurer, et comment ceux qui en sont coupables peuvent être arrêtés.

(Source Babelio)

Mon avis

Je tiens avant tout à remercier Anaïs et les éditions Au diable Vauvert de m’avoir envoyé cet excellent roman qui n’est pas passé loin du coup de cœur.

L’histoire est celle d’Alix, lycéenne modèle dans un lycée privé qui va voir sa vie bousculée lorsqu’un certain 2.0 va lui semer le doute quant aux activités professionnelles de son père. Ce dernier s’occupant des relations publiques de grosses compagnies pharmaceutiques ou encore pétrolières.

Bien que j’apprécie le genre, je lis rarement des thrillers et, en l’occurrence ici, il se trouve que c’est un thriller Young Adult. Je suis en général plus attirée par les YA fantastiques (par exemple l’excellent Inaccessible de Jessica Brody, paru dans cette même maison d’édition) mais je dois avouer que j’ai pris une belle claque en découvrant ce bouquin.

L’intrigue est parfaitement ficelée et terriblement prenante : le titre a été judicieusement trouvé puisque le doute ne nous quitte pas avant les derniers chapitres. On suit l’évolution d’Alix qui semble avoir une vie parfaite, de l’argent, beaucoup d’amis. Mais lorsque son chemin croise celui de 2.0, sa vie bascule. Ce petit groupe d’adolescents va multiplier les actions pour révéler au grand jour la véritable nature du père d’Alix et toutes les manigances que celui-ci met en œuvre pour cacher la vérité sur la dangerosité de certains médicaments. Alix nie en bloc au départ et refuse de croire que ces jeunes extrémistes disent la vérité mais petit à petit, le doute s’installe et il se pourrait qu’en effet son père n’est pas celui qu’il prétend être.

Chacun des personnages de ce roman a une personnalité et une histoire très intéressante : que ce soit Alix dont j’ai adoré suivre l’évolution (sans soucis au départ, elle frôle presque la folie après les révélations de 2.0). J’ai apprécié que l’auteur n’en ai pas fait une pimbèche qui ne s’intéresse qu’aux fringues et aux garçons. Elle est également une fille brillante, forte et observatrice. Mais elle est confrontée à un terrible dilemme : trahir sa famille pour conserver son intégrité ou les protéger et fermer les yeux sur les actions de son père. Moses, le leader de 2.0, est un grand manipulateur. Du coup, impossible de lui faire confiance et de savoir si ce qu’il raconte est vrai. Du coup, je me suis rapidement identifiée à Alix et, comme elle, je me suis sentie complètement perdue et méfiante vis-à-vis des autres personnages. Le reste du groupe est composé de Kook, une hackeuse légèrement râleuse ; Adam, un jeune homme à la personnalité particulière ; Cynthia qui est sans doute la plus intelligente du groupe et le petit Tank. Chacun fut victime des manigances du père d’Alix et cherche à se venger. Ce qui n’arrange en rien la suspicion qui règne tout au long du bouquin. Petite mention spéciale pour le frère fugueur d’Alix, Jonah, que j’ai adoré ^^

Dans un style simple à comprendre, l’auteur, Paolo Bacigalupi, réussit à nous fasciner et à mettre en lumière ce que ces sociétés de relations publiques tentent de cacher. Pour exemple, il est question d’un médicament contre l’asthme dans ce roman et sur ses effets néfastes sur la santé. Et bien, merci Mr Bacigalupi de m’avoir fichu une trouille pas possible et rendu parano car, étant moi-même asthmatique et sous traitement de fond, j’ai parcouru le net en cherchant les possibles effets négatifs de mes médicaments.

En conclusion, je vous conseille mille fois ce roman. Comme dans tout YA, il y a de la romance mais celle-ci n’est pas le sujet majeur de cette histoire. Je vous le recommande surtout pour sa capacité à nous rendre curieux à propos de la communication faite autour de ces grandes compagnies et du talent de ces agences à camoufler ce qui n’est pas bon pour le Chiffre d’affaires de ces mêmes entreprises. De plus, l’intrigue est si bien ficelée et prenante, même haletante dans les derniers chapitres et ce roman est si original dans son genre que vous ne pouvez passer à côté de ce roman.

Encore merci à Anaïs et aux éditions Au Diable Vauvert d’avoir titillé ma curiosité sur un sujet qui nous concerne forcément. Oh et un grand merci aussi pour les heures de doute et de paranoïa passées à éplucher les infos sur le net concernant mes médocs ^^  

Kat Spears – Roi de pique

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Résumé

Jesse, jeune homme cynique, est coupé de ses propres sentiments depuis le suicide de sa mère. Au lycée, ses combines et son tempérament de manipulateur sont bien connus de ses camarades et du personnel. Un jour, Ken lui demande de lui arranger un rendez-vous avec une certaine Bridget. Mais lorsque Jesse rencontre la jeune fille, sa carapace se fragilise.

(Source Livraddict)

Mon avis

Je tiens à remercier les éditions Nathan et Lire en Live de m’avoir envoyé cet excellent roman.

L’histoire est celle de Jesse, un lycéen très débrouillard et manipulateur qui vend aux autres élèves ou aux personnels du lycée, tout ce dont ils ont besoin. Cela va d’un arrangement de rendez-vous à la vente de drogue ou l’expulsion d’un élève un peu trop turbulent.

Le jour où Ken, le joueur de football le plus populaire du lycée, lui demande de lui arranger un rencard avec Bridget, une jolie fille qui ne s’intéresse absolument pas à Ken, Jesse accepte sans savoir que ses manigances pourrait lui retomber dessus et qu’il finirait par tomber amoureux de la jeune fille.

J’ai adoré ce roman. Jesse, le personnage principal, est un garçon indépendant, qui ne s’embarrasse pas d’amitiés et de relations trop compliquées à gérer. Il enfouit ses sentiments et préfère se consacrer à son business.

Son insensibilité envers les autres est plutôt marrante à lire ^^ Il devient ami avec Pete, le frère handicapé de Bridget et la manière dont il se comporte avec lui (et avec les enfants souffrant de handicap dont Bridget s’occupe bénévolement) est à mourir de rire. Il est complètement indifférent (du moins, au début) aux malheurs des autres, surtout à ceux du vieil homme de la maison de retraite qu’il fait passer pour son grand-père. Les échanges entre lui et ce Mr Dunkelman sont hyper drôle.

Mais petit à petit, au contact de Bridget et Pete, il s’humanise un peu plus et n’hésite pas à faire de bonnes actions pour pas un rond. J’ai d’ailleurs adoré le personnage de Bridget, cette jeune fille douce et généreuse, et cette relation qu’elle entretient avec Jesse. C’est un peu un jeu de  » je t’aime, moi non plus » entre eux. Jesse estime qu’elle est trop bien pour lui et refuse donc de sortir avec elle. Vraiment, j’ai beaucoup aimé ce lien qu’ils entretenaient et dont Jesse tentait de couper.

Pour un premier roman, je trouve que c’est une réussite. Il se lit très rapidement et facilement tant l’histoire est prenante. Et puis, l’humour noir de Jesse rend la lecture encore plus attrayante. Il m’a d’ailleurs énormément fait penser, même si les histoires sont complètement différentes, mais j’ai comparé le jeune garçon à un autre personnage principal d’un livre que j’adore : Twelve de Nick McDonell. White Mike, le héro de ce roman, est un dealer de drogue pour gosses de riche de l’Upper East Side qui a perdu sa mère, tout comme Jesse. Leur caractère distant et un peu froid, le fait de passer inaperçu auprès des autres… ces deux personnages ont beaucoup en commun, je trouve.

Bref, en conclusion, je vous recommande chaudement ce roman qui se lit d’une traite. Ce bouquin est un cocktail de tout ce que j’aime dans la littérature : il y a de l’humour, de la romance et de l’action. Ces ingrédients font de ce roman une petite pépite à découvrir d’urgence !

S.E. Grove – Les Cartographes (Livre 1)

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Livre 1 : La sentence de verre

Résumé

« Le cataclysme s’est produit par une belle journée d’été, en 1799. En une terrible secondes, les parties du monde se sont éloignées les unes des autres. Elles se sont détachées du temps, chacune d’elle projetée à une époque différente mais sans avoir bougé d’un point de vue géographique. Le monde venait d’être brisé et un autre avait pris sa place. Ce cataclysme fut appelé le Grand Bouleversement »

Un siècle plus tard, Sophia Tims, 13 ans, vit à Boston, en Nouvel-Occident. Depuis la disparition de ses parents en mission d’exploration, elle est élevée par son oncle Shadrack, le plus célèbre cartographe de la ville. Mais voilà qu’il est brutalement kidnappé… La jeune fille s’élance alors sur ses traces. Elle n’a qu’un indice : une mystérieuse carte de verre. Avec son ami Theo, elle va devoir traverser terre et mer, affronter des mondes inconnus… et déjouer les plans terribles d’une étrange femme.

(Source Nathan)

Mon avis

« Les Cartographes – Livre 1 : La sentence de verre » est un roman de fantasy édité chez Nathan et qui sortira le 1 octobre 2015 en librairie et grandes surfaces.

L’histoire se déroule dans un univers où le monde a complètement été chamboulé par le Grand Bouleversement. En effet, suivant les différentes régions de notre planète, l’époque se trouve être différente de sa voisine. Aussi, par exemple, tout ce qui fut le Canada que nous connaissons, est désormais les Neiges Préhistoriques ou tout l’est des Etats-Unis évolue au XIXème siècle.

Un siècle après ce Grand Bouleversement, Sophia Tims, orpheline ayant perdue ses parents quelques années plus tôt, vit chez son oncle, Shadrack Elli, un grand cartographe, à Boston. Mais un jour, ce dernier est enlevé et Sophia n’a d’autre choix que de tenter de le retrouver. Avec l’aide de Theo, un jeune adolescent, elle va partir dans les Terres rases, d’où est originaire le jeune garçon, pour retrouver une ancienne amie de son oncle qui pourrait l’aider à le retrouver.

Lorsque j’ai lu le résumé de ce bouquin et la présentation faite par l’éditeur, j’ai immédiatement été tentée par le bouquin. Décrit comme un roman de fantasy, je ne pouvais qu’adorer. Et ce fut le cas même si ce ne fut pas un coup de cœur.

En premier lieu, je classerais certes ce roman en fantasy mais plutôt du côté jeunesse un peu comme la trilogie Beyonders de Brandon Mull (que je recommande vivement. Vous pouvez lire mon avis à ce LIEN). Bref, le personnage principal étant une jeune fille de 13 ans, j’ai au départ eu beaucoup de mal à m’identifier à elle. Mais, au fil des pages, Sophia évolue et grandit mentalement. Elle qui vivait dans une petite bulle confortable à Boston, dans un quartier huppé, elle se retrouve en danger, poursuivit par de mystérieux « hommes des sables » qui cherchent à s’accaparer un objet que son oncle lui a confié avant son enlèvement : une carte de verre.

Jeune fille sage et modèle au début, elle devient une vraie aventurière et les expériences de la vie l’aident à gérer la situation et à mûrir. Ces expériences mais aussi Theo. En effet, le garçon est très mystérieux sur son passé et n’hésite pas à mentir pour voiler la vérité. Sophia a beaucoup de mal à lui faire confiance mais elle n’a pas le choix : si elle veut se rendre à Nochtland, capitale des Terres rases, elle a besoin de l’aide de Theo. J’avoue qu’au début, cette suspicion de Sophia à l’égard de Theo, suspicion omniprésente m’a un peu saoûlé mais heureusement, elle apprend à passer outre face à ce qui les attend. Ce duo improbable va faire la rencontre d’une multitude de personnages aux caractères bien trempés et délicieux à découvrir : un frère et une sœur pirates, aux manières distinguées et honnêtes ; un botaniste excentrique et sa fille plus terre à terre… chacun apporte aux petits groupes une qualité indispensable pour la réussite de leur quête.

Parce que non seulement les personnages sont la force de ce roman mais le gros point positif est incontestablement, l’intrigue et surtout l’univers dans lequel évolue les personnages.

Dans ce monde revisité, les vies des habitants des Terres rases sont menacées par une tempête de neige, ravageant tout sur son passage et Sophia et son groupe doivent tenter de l’arrêter. Et c’est là que les cartes entrent en jeu. Car la carte de verre de Sophia peut permettre l’arrêt de cette tempête.

J’ai vraiment été fascinée par l’imagination de l’auteur : déjà ce mélange d’époques et de cultures crée une ambiance dans laquelle il est agréable de se perdre. Les cartographes sont des personnes qui explorent des âges inconnus et cartographies les lieux par le biais de souvenirs recueillis sur des supports aussi improbable tels que le cuir, le verre, le tissu… Lire une carte n’est pas un acte anodin car on y découvre non seulement les lieux mais aussi, le temps qu’ils faisaient et ce qui se passait à un moment précis. Bref, je n’arrive pas à expliquer mais une telle invention serait juste incroyable, comme lire les souvenirs d’une personne à un moment précis et avoir son ressenti sur les événements. La carte de verre de Sophia pourrait bien les aider à sauver les Terres rases mais aussi, elle pourrait mener à la carta mayor : la carte du monde qui montrerait le passé, le présent et le futur. Ils pourraient enfin découvrir dans quelle époque a eu lieu le Grand Bouleversement et pourquoi cela s’est-il produit.

Les détails de cet univers m’ont complètement happé dans celui-ci. Rien que cette idée de cartes relatant plus que de simples lieux est géniale mais l’auteur étoffe avec des inventions qui m’ont parfois fait penser à ce que l’on pourrait trouver dans un roman de style Steampunk. Je vous assure, se plonger dans ce roman est un véritable voyage parce que l’auteur a une écriture presque poétique et colle parfaitement avec l’époque dans lequel évolue les personnages. Et puis, une autre chose qui m’a vraiment plu, c’est cette histoire sur les lachrimas. Je ne veux pas trop en dévoiler mais j’en ai des frissons. J’ai ressenti la peur mais aussi beaucoup de tristesse. Et puis la fin est magnifique…une fin comme je les aime mais qui laisse présager un second tome plus fabuleux et plein d’émotions.

En conclusion, je vous recommande mille fois cet excellent roman dont l’intrigue originale et haletante, l’ambiance rétro, l’univers incroyable et fascinant et les personnages haut en couleurs ne pourront que vous plaire. Je n’ai qu’une seule hâte, c’est de découvrir la suite des aventures de Sophia, Theo, Shadrack et le reste du groupe mais surtout, chose rare pour être soulignée, je suis impatiente de me replonger dans cet univers merveilleux et découvrir plus de lieux, plus de personnages et plus de détails sur ce fabuleux monde crée par S.E. Grove. Pour un premier roman, je dis « chapeau l’artiste ».

Un million de remerciements aux éditions Nathan et Lire en Live pour cette pépite. Vous avez mon entière gratitude ^^

P.S : Les cartes présentes en début de roman sont simplement sublimes. Un grand bravo au dessinateur.

 

Cathy Cassidy – Miss pain d’épices

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Résumé

A l’école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l’amie d’une fille sympathique. Cependant, l’arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout.

(Source Nathan)

Mon avis

Après avoir terminé de lire le dernier tome de la saga Les Filles au chocolat : Cœur Cookie, j’ai voulu rester dans cette ambiance légère et estivale et j’ai naturellement entamé ma lecture du prochain roman de Cathy Cassidy : Miss pain d’épices.

L’histoire est celle de Cannelle, une jeune adolescente populaire et jolie qui fut victime autrefois des moqueries et insultes de ses camarades de classe à cause de son poids et du fait qu’elle soit rousse. Cannelle a aujourd’hui pris sa revanche : elle est une des élèves les plus populaires du collège avec son amie Shannon. Mais l’arrivée de Sam, un garçon à la personnalité décalée va tout bousculer dans la petite vie parfaite de Cannelle.

Au premier abord, je me suis dit que ce serait encore un bouquin pour pré-ados avec des petits soucis et tracas franchement futiles. Mais, bien plus que cela, l’auteure Cathy Cassidy qui traite toujours dans ses romans de sujets parfois compliqués à aborder (l’anorexie, l’immigration, le divorce…), évoque la recherche d’identité et la quête de soi dans cette période sensiblement complexe qu’est l’adolescence.

L’héroïne Cannelle cherche désormais à être comme tout le monde : à avoir de jolies fringues à la mode, un joli maquillage, écouter la même musique que ses amis… La jeune fille est complètement perdue et à l’impression de jouer un rôle surtout lorsqu’elle et Shannon intègre à leur groupe, Emily. Cannelle pense perdre sa meilleure amie qui s’intéresse plus à Emily qu’à elle. Du coup, elle se tourne vers Sam qui va lui montrer qu’être soi-même, et donc différent, rend la vie beaucoup plus simple.

Cannelle et Emily ont un caractère assez similaire : elles sont douces, gentilles et honnêtes. Ce sont vraiment les deux personnages que j’ai adorés. Elles ainsi que Sam dont le côté décalé et sa personnalité unique m’ont plus d’une fois fait sourire. En revanche, j’ai trouvé la personnalité de Shannon détestable : elle est manipulatrice, autoritaire et trop sûre d’elle. Typiquement le genre de personnages que je n’aime pas, encore plus quand c’est une petite merdeuse de 13 ou 14 ans.

J’ai vu certains éléments de la fin arriver à des kilomètres mais ce n’est pas tant l’intrigue qui est important dans ce roman (même si je suis persuadée qu’il plairait davantage à de jeunes adolescentes ou pré-adolescentes). Non, l’important est le message véhiculé par l’auteure : être soi-même et ne pas jouer un rôle pour se fondre dans la masse, surtout à cette période charnière qu’est l’adolescence. C’est un bon roman et qui est bénéfique pour sa morale. Je le conseille vivement, pour ma part, parce que j’ai franchement passé un agréable moment surtout que l’écriture de l’auteure est sans prise de tête mais en plus, j’adhère à ce message.

Alors, en conclusion, j’ai beaucoup aimé ce bouquin que je vous conseille fortement. Cette lecture estivale ne manquera pas de plaire aux jeunes comme au plus âgés.

Un grand merci aux éditions Nathan – Lire en Live de m’avoir permis de lire ce roman.