Thomas More – L’utopie

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Résumé

 » Malheur au pays où l’avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats !  » Ce cri aux résonances si modernes, c’est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d’Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règne… Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois… La société féodale offre un tableau d’une violence révoltante aux âmes éprises d’humanité. More rêve alors d’un autre monde… Une république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c’est l’Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous, sont capables d’y croire…

(Source Fnac)

Mon avis

Il est plutôt rare que je lise autre chose que des romans mais parfois, se plonger dans un livre un peu plus philosophique ne peut me faire de mal.

« L’utopie » est un texte de Thomas More, philosophe anglais du XVIème siècle qui décrit une république imaginaire où chacun, sur cette île, serait égaux et posséderaient la même chose que son voisin (c’est-à-dire peu de biens matériels : l’argent n’ayant aucune valeur pour ce peuple).

L’auteur décrit comment fonctionne cette république : les différents métiers, les lois, les religions…Comment se peuple prospère-il alors que l’argent n’a pas la même valeur à leurs yeux ?

Bref, l’auteur dépeint une société idéale où l’injustice et la misère n’existent pas.

Bien que j’approuve certains points de ce récit et de ce mode de vie (le partage équitable des denrées alimentaires, de tâche d’utilité publique tel que les travaux agricoles ou l’entretien des villes), d’autres points ne me conviennent pas forcément. Certaines lois concernant l’adultère ou les crimes sont un peu excessives et la peine de mort est de mise pour certains criminels bien que les Utopiens préfèrent l’esclavage. En effet, il est plus utile de conserver un homme en vie et de le faire travailler plutôt que de le tuer.

Je ne suis donc pas d’accord avec certains points de cette république mais j’ai une vision de la vie du XXème siècle. Or, Thomas More publie son texte en 1516 et pour cette époque, ce récit est particulièrement moderne : il encourage l’égalité homme/femme où ces dernières auraient le droit de travailler, de faire la guerre ; il critique l’enrichissement et l’avarice des nobles qui ne travaillent pas ; l’appauvrissement des gens honnêtes et travailleurs ; il rêve d’un pays dont les habitants pourraient croire en des religions différentes sans qu’il n’y ait de guerre parmi ces croyants.

Bref, ce mode de vie est impossible à instaurer à notre époque. Mais l’auteur nous décrit si bien ce peuple désintéressé et juste que l’on souhaiterait presque que leur société soit réelle.

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