Les recettes du bonheur réalisé par Lasse Hallström

Test DVD – Les recettes du bonheur réalisé par Lasse Hallström

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Fiche technique

Producteur : Steven Spielberg, Oprah Winfrey, Juliet Blake
Réalisateur : Lasse Hallström 
Scénariste : Steven Knight ; d’après le roman de Richard C. Morais
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Distribution – Helen Mirren : Madame Mallory

Om Puri : Papa Kadam

Manish Dayal : Hassan Kadam

Charlotte Le Bon : Marguerite

Vincent Elbaz : Paul

Michel Blanc : Le Maire

Origine : Etats-Unis 
Sortie française : 10 septembre 2014

Durée : 1h57

Genre : Comédie dramatique

Caractéristiques du DVD

Sortie DVD et Blu-Ray : 28 janvier 2015

Prix du DVD : 19,99€

Prix du Blu-Ray : 24,99€

Sous-titres : Français; Sourds et malentendants

Audio : Français 5.1 Dolby Digital – Anglais 5.1 Dolby Digital – Audiodescription

Vidéo : 2.40: 1 – Format 16/9 compatible 4/3

Bonus :

– La recette, les ingrédients, le voyage (VOSTFR)

– Les recettes de l’Académie du Goût (VF)

 
Synopsis

Hassan Kadam a un don inné pour la cuisine : il possède ce que l’on pourrait appeler « le goût absolu »… Après avoir quitté leur Inde natale, Hassan et sa famille, sous la conduite du père, s’installent dans le sud de la France, dans le paisible petit village de Saint-Antonin-Noble-Val. C’est l’endroit idéal pour vivre, et ils projettent bientôt d’y ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié. La cuisine indienne affronte la haute gastronomie française. Jusqu’à ce que la passion d’Hassan pour la grande cuisine française – et pour la charmante sous-chef Marguerite – se combine à son don pour orchestrer un festival de saveurs associant magnifiquement les deux cultures culinaires. Le charmant village baigne désormais dans des parfums débordants de vie que même l’inflexible Madame Mallory ne peut ignorer. Cette femme qui était autrefois la rivale d’Hassan finira par reconnaître son talent et le prendre sous son aile…

(Source Allociné)
Mon avis

Produit, entre autre, par Steven Spielberg et Oprah Winfrey (s’il vous plaît !) cette adaptation cinématographique du roman « The Hundred-Foot Journey » de Richard C. Morais a été une véritable surprise.

L’histoire est celle d’Hassan, un jeune indien, vivant autrefois à Mumbai et qui possède un don particulier pour la cuisine. Il débarque alors, avec son père, ses frères et sœurs, dans le Sud de la France, dans un petit village du nom de Saint-Antonin. Le père tombe sous le charme d’une vieille bâtisse et décide d’ouvrir un restaurant indien. La guerre éclate alors entre la famille Kadam et la propriétaire du restaurant « Le Saule pleureur » situé juste en face.

Je suis complètement tombée sous le charme de la famille Kadam particulièrement le père, Papa, qui est terriblement drôle quand il lutte contre Madame Mallory. Drôle mais aussi émouvant dans les passages où il converse avec sa femme défunte. La famille dans son ensemble est attachante et on ne peut qu’avoir de la sympathie pour eux en voyant le drame familial qui les a touché de plein fouet.

Hassan, qui est le digne successeur de sa mère et cuisine aussi parfaitement qu’elle, se passionne peu à peu pour la cuisine française et son talent unique n’échappera pas à Madame Mallory. Elle, qui au départ, était contre l’ouverture de ce restaurant, se rendra compte de l’énorme potentiel d’Hassan.

La transformation de celle-ci est intéressante à observer : son refus catégorique de cette cuisine qu’elle juge dénué de classe, son acharnement à faire fermer le restaurant « La Maison Mumbai » puis sa curiosité pour le jeune indien après avoir goûté sa cuisine est attisée et elle décide enfin à le prendre sous son aile.

lesrecettesdubonheurlassehallstromstillsunfilmsTHE HUNDRED-FOOT JOURNEY

J’ai beaucoup aimé la scène qui a suivi l’incendie criminel du restaurant et le message raciste sur le muret : on se rend compte que malgré sa froideur, Madame Mallory rejette cette intolérance. Elle ne souhaitait pas fermer le restaurant à cause des origines de la famille Kadam mais uniquement d’un point de vue gastronomique, elle pensait que leur cuisine ne valait pas celle du « Saule Pleureur ».

Marguerite, la jolie sous-chef du restaurant de Madame Mallory, dévoilera quelques secrets culinaires à Hassan sur la cuisine française et les deux jeunes gens s’éprendront l’un de l’autre, au fil du temps.

Cette relation n’est d’ailleurs pas au centre du film : l’amour pour la cuisine est le moteur de l’histoire. Je pourrais même dire que la cuisine est un personnage à part entière du film. La manière de filmer les plats et leurs préparations est presque poétique et le rendu à l’écran, si coloré pour la cuisine indienne et raffiné pour celle, française, m’a fait saliver et surtout, cela m’a donné envie de cuisiner, moi qui ne suis vraiment pas douée pour cela.

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Enfin, le choc des cultures indiennes et françaises se marient à merveille à l’écran. On ressent cette touche d’exotisme amenée par la famille Kadam dans un village qui m’est presque familier et qui me rappelle certains villages du sud de ma connaissance et que j’aime particulièrement. La photographie est parfaite : le charme rural de la campagne française du sud fait son petit effet : le village de Saint-Antonin avec ses ruelles pavées, sa place centrale, sa rivière bordée de forêts est sublime. Les costumes simples des acteurs et les voitures nous donnent l’impression que le temps y est suspendu, que le village se situe dans une petit bulle, hors du temps.

Le contraste entre les deux restaurants est marqué par l’architecture des deux bâtiments qui sont complètement différentes : Les murs du « Saule pleureur » sont nacrés et il est dépourvu de haies qui l’entourent. Seul des graviers, blancs également, marquent les limites de la propriété. On sait immédiatement que ce bâtiment respire la classe et l’élégance.

Quant à « La Maison Mumbai », cela ressemble à une petite ferme aux volets bleus, bordée d’un petit muret et avec une cour intérieure. Le tout fait de briques beiges et recouvert de lierres. Ce style plus familial et rural n’est, pour autant, pas dénué de charme, au contraire.

La distribution de ce film est impeccable : Helen Mirren (Hitchcock) est incroyable dans son rôle : stricte et compétitrice. Et puis sa diction française est simplement parfaite. Manish Dayal (90210 : nouvelle génération) a été la bonne surprise du film. Il est tellement attachant dans son rôle et convaincant en jeune prodige de la cuisine. La pétillante Charlotte Le Bon (La Marche), ex miss météo de Canal +, apporte cette touche de positivité au personnage de Marguerite. Enfin, la famille Kadam au complet, est incarnée par des acteurs et actrices très talentueux. Mention spécial pour Om Puri qui incarne le patriarche de la famille et qui est magnifique dans ce film.

Conclusion

L’ambiance exotique et pourtant étrangement familière ; la musique de A. R. Rahman qui nous emporte complètement et cette délicieuse histoire qui n’est autre qu’une déclaration d’amour à la cuisine : le charme a finalement opéré sur moi et je ne pouvais qu’adorer cette sublime adaptation. Le réalisateur, Lasse Hallström, dont j’avais adoré l’adaptation du roman de Nicholas Sparks : Cher John, me séduit à nouveau en mettant, avant tout, les relations entre les personnages au premier plan. Avant tout ? Peut-être pas puisque la passion de la gastronomie française et indienne est au moins aussi importante.

Je vous le conseille absolument, ce fut une agréable surprise pour ma part.

On s’en fout mais je l’écris quand même

Il y a une petite chose qui m’a fait tiquer et qui m’a paru un peu bizarre, c’est l’absence d’accent de Charlotte Le Bon. En général, elle a un petit accent québécois mais, je suppose que pour les besoins du film où elle incarne une française, celui-ci a disparu. On s’en fout complètement mais ça m’a quand même fait tiquer.

Anecdotes

– Helen Mirren parle très bien le français et sa diction, en version originale, des noms des plats ou de tout autre mot français d’ailleurs, est impeccable.

– Charlotte Le Bon a été engagé pour tourner dans ce film après que Steven Spielberg l’est vu dans un sketch lorsqu’elle était Miss Météo sur Canal +

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