Diana et Vanessa Callico – Les Sept Portes de l’Apocalypse (Tome 1 et 2)

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Tome 1 : La Croisade des Carpates

Résumé

Comment réagiriez-vous si, au lieu de mourir, vous vous trouviez projeté dans le corps d’une jeune aristocrate du XVe siècle promise à Vlad Drakul ?

C’est ce qui arrive, de nos jours, à Eva, étudiante en littérature, qui est poussée dans une faille volcanique par le linguiste qu’elle voulait retrouver. Celui-ci, possédé par l’esprit d’un légat du pape de Drakul, n’a que ce moyen pour sauver les deux époques de l’Apocalypse.

Commence alors pour Eva une étrange quête qui doit la mener à comprendre pourquoi, au XXIe siècle, une étrange maladie ravage le monde et au XVe, de monstrueuses créatures surgissent au cœur de la plaine du Danube.

(Source Page officielle Facebook : La Croisade des Carpates)

Mon avis

Je tiens avant tout à remercier Vanessa Callico, l’une des deux auteurs de ce roman qui m’a contacté et m’a gentiment envoyé ce bouquin en service presse.

Ayant aperçu plusieurs fois la publicité de la page Facebook du roman, j’ai très vite été tenté par l’histoire.

Eva, une jeune étudiante plutôt banale est poussée dans le cratère d’un volcan et se retrouve subitement au XVème siècle, dans l’est de l’Europe. Promise à Vlad Drakul, ce sanguinaire personnage qui a inspiré Bram Stoker pour son personnage Dracula, elle va devoir sauver le monde de l’Apocalypse.

Ce qui m’a avant tout frappé dans ce roman, c’est qu’il est ultra documenté et c’est le gros point positif de ce roman, à mon avis. J’aime être immergée dans un monde, une époque, une histoire que je ne connais pas et même si ,évidemment, les deux auteurs : Vanessa et Diana Callico, ont inventées plusieurs points de ce récit pour en faire un roman fantastique, certains faits se sont réellement déroulés et je dois dire que, ignorante que j’étais de cette époque en particulier, elles m’ont rendue curieuse de cette période historique particulière et je n’ai pu résister à la tentation de lire quelques documents Internet pour en savoir davantage et comparer la réalité à la fiction.

Comme je l’écrivais plus haut, ce roman me tentait énormément au départ. Pour son histoire mais aussi pour le lieu où se déroulait l’action : l’est de l’Europe. J’ai personnellement visité la Slovaquie et même si le roman se passe au XVème siècle, les lieux décrits : cette forêt verte luxuriante, l’immensité du Danube et puis l’architecture des bâtiments, tout cela m’a fait penser à ce pays que j’ai aimé découvrir et dont la culture est riche en histoire de ce genre. J’ai d’ailleurs eu la même sensation en lisant le roman Dracula de Bram Stoker. Je m’attendais à ressentir les mêmes émotions et c’est ce qui s’est passé donc je félicite les deux auteurs d’avoir réussi à me transporter dans l’est de l’Europe.

Parlons à présent de l’histoire : le bouquin ne nous décrit pas que des sublimes paysages. Celui-ci se déroule sur deux époques : le XXIème siècle, celui d’Eva qui sombre peu à peu dans le chaos à cause d’une maladie étrange et le XVème siècle, avec son lot de guerres de religions et la venue d’étranges créatures, annonciatrices de l’Apocalypse.

La religion y est d’ailleurs très présente : le Christianisme et ses différentes variantes et l’Islam. Etant athée, je ne connais que les grandes lignes de ces deux religions et là encore, j’ai pu en apprendre davantage sur celle-ci et les guerres autrefois menées par ces différents peuples aux croyances dissemblables.

Le monde de nos jours, tel qu’il est décrit dans le roman, est effrayant : cette maladie qui se propage à travers le monde ; les grands dirigeants des pays qui s’adonnent à des pratiques ignobles sur des cadavres ; les raz-de-marée qui s’abattent sur les côtes ; une mystérieuse île qui émerge au beau milieu de l’Atlantique et dont les hauts dirigeants n’ont eu d’autres idées que d’y envoyer les personnes atteintes de cette maladie incurable, dans des conditions totalement inhumaines… bref une vision bien pessimiste du monde.

Et cela ne change guère lorsque Eva est envoyée en Valachie, au XVème siècle car un étrange Gouffre a surgit près de la plaine du Danube et qui change quiconque s’y approchant en un insecte dévoreur de chairs humaines.

Heureusement, au milieu de ce sombre tableau, il y a l’histoire d’amour naissante entre Eva, prenant l’apparence de la jeune épouse du Drakul : Ilona et Vlad.

Ces deux personnages atypiques vont progressivement se rapprocher et former un joli couple. Il ne tombe pas immédiatement amoureux (ce qui est appréciable ^^ ) : Eva, connaissant la réputation de celui que l’on nommera l’Empaleur. L’explication de l’origine de ce surnom donnée par les deux auteurs est assez sympathique compte tenue de la réalité. Quant à Vlad, il ne prend épouse que pour avoir un héritier et ne s’imagine pas tomber amoureux une seule seconde.

Mais ne vous méprenez pas, leur histoire n’est pas mielleuse et gnan-gnan car les deux personnages sont plus souvent séparés qu’ensemble. La quête d’Eva la mène loin de Vlad et les deux amoureux se retrouvent très rarement ensemble… jusqu’au final qui m’a serré la gorge, je dois l’avouer.

Le fait que, justement, le roman, divisé en plusieurs chapitres, dévoile l’intrigue à travers différents personnages tels que Vlad ; Eva ; le prêtre De Modrussa ou encore Mahmud Pacha, le ministre du sultan Mehmed II est plus intéressant et on apprécie l’histoire sous différents angles et différentes perceptions des événements.

Je n’ai remarqué que très peu de points négatifs dans ce roman : le premier est sans doute la tournure de certaines phrases. Sans être gênant non plus, ni fréquent, je m’y suis souvent reprise à deux fois pour bien comprendre certains passages.

Le second point est la couverture : je ne suis pas fan des deux personnages. Le fond est super bien dessiné : avec le château, l’aigle et les paysages ; les couleurs sont bien choisies mais les personnages ne me conviennent pas. Plus précisément Eva, qui est censée être blonde à cette époque et non brune. Mais bon, on ne va rechigner sur ces détails, ce qui se trouve à l’intérieur est bien plus important.

En conclusion, je vous conseille ce roman si l’abondance de détails et de descriptions des faits historiques réels ou non ne vous rebute pas. Cette lecture a été spéciale pour moi tant l’impression d’être de retour dans l’est de l’Europe m’a frappé, bien que ce soit à une époque complètement différente. La fin est juste intense et laisse présager une suite plus spectaculaire peut-être que cet excellent premier tome.

Encore merci à Vanessa Callico de m’avoir envoyé ce roman. J’attends à présent la suite avec impatience. 

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Tome 2 : Le Graal de l’Inframonde

Résumé

Suite à son sacrifice lors de la bataille du Gouffre du Danube, Éva se retrouve dans le corps d’une puissante prêtresse aztèque de la ville de Mexico-Tenochtitlan. Horrifiée par les offrandes sanglantes de ce peuple farouche, la Messagère de l’Apocalypse ne tarde pas à entendre parler d’une étrange prophétie de la fin des Temps…

Non loin de là, l’Armada de l’ambitieux conquistador Hernán Cortés s’apprête à fondre sur les terres de l’empereur aztèque Moctezuma.

De son côté, le prêtre mégalomane Niccolaï de Modrussa décide de partir à la recherche du Graal.

Sa quête le mènera jusqu’à une base pharmaceutique en Alaska, où se développe dans le plus grand secret l’inquiétant Projet Mathusalem…

Dans les Carpates, Vlad Drakul est condamné au trépas par son propre peuple. Le Cavalier de l’Apocalypse n’aspire plus qu’à la mort : mais après tant de carnages, peut-on encore espérer la rédemption ?

Partout, d’étranges papillons de feu agitent leurs ailes sur les branchages noueux d’un sanglant Arbre de Vie…

Jusqu’où iriez-vous pour vous emparer de l’Éternité ?

(Source Edition Le Héron d’Argent)

Mon avis

(Dans mon avis, il risque d’y avoir des spoilers. Je suis désolée mais je ne savais pas comment faire sans.)

Je tiens à remercier, avant tout, les éditions Le Héron d’Argent et les auteures, Diana et Vanessa Callico, qui ont eu la gentillesse de m’envoyer la suite des aventures d’Eva et Vlad Drakul.

J’avais complètement adoré le premier tome : l’histoire, l’abondance de détails qui étoffe l’univers du roman et le caractère bien distinct des personnages ont fait de La Croisade des Carpates, une magnifique découverte divertissante et surtout enrichissante.

Ce second tome, comme le premier le fut lors de ma première lecture, devient une de mes plus belles découvertes de ce début d’année 2015.

Après la mort brutale d’Eva (passage qui m’a tout de même arraché quelques larmes ^^), la jeune femme se réveille dans la peau d’une prêtresse aztèque à Mexico-Tenochtitlan, durant la période de l’empire aztèque. Elle doit trouver les autres Cavaliers de l’Apocalypse mais la tâche n’est pas aisée. En effet, elle arrive au moment où le légendaire conquistador Hernán Cortés débarque au Mexique pour coloniser ce pays et le convertir au christianisme.

Ce qui me plaisait tant dans le premier tome, c’est le fait que les deux auteures, Diana et Vanessa Callico, se sont énormément documentées sur l’époque où vivait Vlad Drakul. Et bien, j’ai retrouvé exactement la même satisfaction : celle d’être plongée dans cette époque, dans la vie de ce peuple disparu aujourd’hui. L’immersion dans ce monde inconnu se fait tout naturellement : les détails sur la vie quotidienne ; la nourriture ; la religion et les sacrifices atroces (bien détaillés pour le coup pour nous faire comprendre et, surtout, pour qu’on visualise bien les horreurs qu’ils commettaient au nom de la religion) ; la description des villes, des habitations… bref on voit qu’elles maîtrisent parfaitement le sujet et rien que cela suffit à me transporter totalement dans ce bouquin.

En plus de la multitude de détails, l’histoire du roman se base sur notre Histoire, sur des faits réels. L’intégration du côté fantastique de l’intrigue à ces faits est presque naturelle : le fait que ce peuple aztèque n’existe plus, que leur religion et leurs coutumes se soient perdues, rendent crédibles les éléments fantastiques (la magie de la Sorcière Malinche, la résurrection de De Modrussa, les divinités aztèques…). Du coup, j’ai pris un malin plaisir à tenter de démêler le vrai du faux, comme lors de ma lecture du premier tome (savoir si un événement s’est réellement passé ou si tel personnage a réellement existé) et j’ai appris beaucoup de choses que j’ignorais sur la vie des aztèques et leurs coutumes, le parcours de Hernán Cortés… Merci aux auteures. Grâce à elles, je suis ressortie de cette lecture plus instruite que je ne l’étais ^^

Mais outre l’intrigue palpitante de ce roman, les personnages, encore une fois, sont incroyables. A commencer par Eva et Drakul qui sont séparés dans ce tome : l’une s’est réincarnée en prêtresse aztèque et peine à s’habituer à vivre dans ce monde brutal et cruel tandis que l’autre est abattu par l’acte qu’il a commis à la fin du tome un. Inutile de dire que j’attendais impatiemment leurs retrouvailles ^^

Mais les nouveaux personnages, spécialement la Sorcière Malinche, la Reine des Morts, qui condamne le peuple aztèque à la souffrance et la maladie par vengeance…mais aussi par amour. Amour à sens unique car l’homme qu’elle aime n’est autre que… Cortés ! La jeune femme apporte la touche de magie noire au roman et j’ai adoré son personnage. Elle ne vit que pour venger sa mère de ce peuple qu’elle déteste. Malgré tout, elle n’est pas dénuée de sentiments humains car elle éprouve de l’amour pour un homme qui la méprise. Avant sa condamnation, elle se repent de ses actes et j’ai vraiment été émue par ce personnage. Sincèrement, elle est mon coup de cœur du roman. D’ailleurs, la fin du bouquin est juste insoutenable : le sort qui lui est réservé est abominable, il n’y a pas d’autres mots mais, signe-t-il la fin de Malinche ? Je ne crois pas. J’espère pas !

Bref, énorme coup de cœur pour ce personnage même si j’adore Eva et qu’elle est sa pire ennemie.

Quant à Cortés, cet homme avide de richesse et mari volage, il est décrit comme quelqu’un d’honnête, miséricordieux et très croyant. Je ne sais pas si cela correspond à sa vraie personnalité mais j’ai beaucoup aimé ce personnage également. Surtout grâce à son charisme. Parce que la manière dont il traite les femmes et spécialement Malinche me révolte ^^ A la fin, il ressent des sentiments pour Eva ou plutôt, pour Paliztli. Ce qui promet un trio amoureux hilarant. Drakul Vs Cortés… j’espère lire ça dans le prochain tome ^^

On retrouve également De Modrussa, partit en quête du Graal qui va vivre un véritable chemin de croix pour arriver au bout de sa quête. Enfin, à l’instar du premier tome, on lit ce roman et on découvre l’histoire à travers différents points de vue. Donc, il y a profusion de personnages secondaires et c’est particulièrement intéressant de découvrir l’histoire à travers leurs visions des événements.

J’aime voir l’évolution des personnages dans un roman, que ce soit en positif ou négatif, et j’ai été plus que ravie par la tournure de l’histoire qui promet un troisième tome particulièrement intense en émotions mais aussi en catastrophe. Et vu la fin, j’en suis persuadée. En revanche, je n’ai aucune idée de l’endroit et encore moins de l’époque où se déroulera ce roman. A la fin du premier tome, je m’imaginais bien une forêt tropicale car Eva décrivait l’endroit comme humide et c’est ce qui m’est directement venue à l’esprit (ça ou une grotte mais bon, tout un roman se déroulant dans une grotte, ça le fait pas ^^). Mais là, elle dit seulement qu’il fait froid donc à voir… Je suis impatiente désormais.

En conclusion, gros coup de cœur pour ce roman (mais surtout pour la Sorcière Malinche et je supplie les auteures de la faire revenir dans le troisième opus ^^). C’est rare que j’adore un personnage mais là, c’est plus que de l’adoration, c’est de la vénération ^^

Et puis, l’histoire est tellement prenante et enrichissante que je découvre plein de choses à chaque lecture qui attisent ma curiosité et m’obligent à approfondir mes connaissances sur le sujet.

Les personnages (la relation entre Eva et Drakul est tellement belle), l’intrigue et l’univers du bouquin font de ce roman une des mes plus belles découvertes de ce début d’année. J’ai hâte de lire la suite.

Mille mercis à Diana et Vanessa Callico et aux éditions Le Héron d’Argent de m’avoir permis de lire cette sublime suite. Merci !

P.S : La couverture est magnifique. Je la préfère au premier tome. Eva/Paliztli est juste parfaite dans ce décor de forêt tropicale. Par contre, petit bémol pour la porte lumineuse : je comprends le rapport avec le roman mais elle est en trop, je trouve.

P.P.S : Je vous mets les liens vers la page Facebook des éditions Le Héron d’Argent et vers la page officielle des romans Les Sept Portes de l’Apocalypse.

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