William Golding – Sa Majesté des mouches

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Résumé

« Et si j’écrivais l’histoire de jeunes garçons sur une île?? Je les laisserais se comporter exactement comme ils voudraient. » William Golding a relevé ce défi, et voici nos collégiens anglais « sans grandes personnes » sur une île déserte du Pacifique. C’est l’aventure, c’est la liberté – serait-ce le paradis ?

(Source Fnac)

Mon avis

J’avais lu ce bouquin, il y a plusieurs années lorsque j’étais au collège. En traînant dans la bibliothèque du CDI, je suis tombée dessus. Le résumé m’a tout de suite attiré.

Un groupe de jeunes collégiens qui s’écrasent sur une île déserte, sans qu’aucune grandes personnes ne survivent. C’était juste, pour moi, le point de départ d’une aventure grandiose.

C’est étrange comme la perception de certaines scènes change, plusieurs années après. Je ne me souvenais pas avoir éprouvée autant de peur, d’angoisse et de tristesse pendant ma première lecture.

A présent, en le relisant, tout à changer. Les choses que j’imaginais fabuleuses comme la liberté ressentie par les garçons et cette soif de découverte de cet endroit paradisiaque fut bien dérisoire à côté de l’horreur, la sauvagerie et l’aspect noir et terrifiant de l’humanité.

On voit l’évolution des personnages surtout Ralph, Roger et Jack qui change totalement de personnalité entre le début et la fin du roman.

Ralph, qui s’impose naturellement comme leader, est élu chef par ses camarades grâce notamment à son charisme. Peu à peu, tout se désagrège et il perdra le contrôle de la situation et des autres rescapés.

Quant à Jack, sa forte personnalité va prendre le dessus par la suite et il deviendra un véritable tyran dénué de sentiments. Tout comme le personnage de Roger, même si on devine, au départ, sa tendance à être cruel : jeter des pierres sur les petits. Cela reste léger comparé aux actes qu’il commettra par la suite.

La fin, les deux derniers chapitres sont d’une intensité incroyable. J’ai vraiment eu l’impression de ressentir ce que Ralph éprouvait : la peur, la colère, l’angoisse et puis la tristesse.

C’est incroyable, de voir, à quel point, le self control et les limites de chacun se libèrent et volent en éclat quand il n’y a plus de lois, plus de règles de vie.

Là est le point fort du roman de William Golding. Rien n’est laissé au hasard. Tout le roman est sublimement détaillé pour montrer que cette île paradisiaque au premier abord devient un véritable enfer à cause de la présence humaine.

Je conseille ce roman : c’est une belle redécouverte pour moi.

Le roman révèle avec brio que la cruauté peut se cacher aux tréfonds de n’importe quel être humain même d’êtres aussi inoffensifs que des enfants.

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5 réflexions sur “William Golding – Sa Majesté des mouches

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